Riverdale, the town with peps

Par GEEURICKX Céline et MALVONE Clélia (Université Catholique de Louvain)

Résumé: Grâce à l’étude de la nostalgie et de la mélancolie, certaines productions audiovisuelles se révèlent sous un nouveau jour. Étant toutes les deux de grandes amatrices de séries télévisées, nous avons regardé quelques réalisations en commun telles que 13 Reasons Why ou encore Orange Is The New Black. Mais nous avons choisi d’analyser la série Netflix Riverdale car, à première vue, cette série semblait nous donner quelques éléments à étudier qui relèvent de la nostalgie, de la mélancolie ou encore du rétro ou du vintage. Ces concepts semblent similaires mais grâce à une certaine théorie, quelques différences apparaissent et nous allons pouvoir les exploiter.
Ainsi, notre travail tente de montrer la relation qu’il peut y avoir entre cette production contemporaine et les éléments qui nous permettent de dire qu’il s’agit d’une série à caractère nostalgique et/ou mélancolique. Finalement, nous mettons en exergue des éléments qui permettent de qualifier la série d’anachronique en analysant de manière détaillée les premières minutes de l’épisode 1.

Introduction  

Riverdale est une série dramatique basée sur la série de bandes-dessinées Archie Comics (http://archiecomics.com).
Ces BD ont été vendues à plusieurs millions d’exemplaires, partout dans le monde, et traduites dans une douzaines de langues. Plusieurs adaptations liées à la série ont déjà été produites tel que “Josie and the Pussycats”. En janvier 2017, la multinationale Netflix diffuse le premier épisode de Riverdale qui reprend l’histoire d’Archie et ses amis. Pour l’instant, la série comporte déjà deux saisons de 13 et 22 épisodes qui durent plus ou moins quarantes minutes. Roberto Aguirre-Sacasa, scénariste et rédacteur de bande dessinée, est le réalisateur de Riverdale. Plus connu pour ses travaux sur les Marvel Comics et pour les programmes télévisés tels que Glee, Big love, il occupe la position de “chef de la création” d’Archie Comics.
L’histoire se déroule dans un lycée nommé Riverdale High où sont scolarisés quatre amis : Archie, Betty, Veronica et Jughead. C’est en ce début d’année que survient la mort tragique d’un des élèves populaire de l’école : Jason Blossom, cet événement bouleverse toute la ville. Les épisodes sont rythmés par la voix off de Jughead qui narre les événements qui se sont, en fait, déjà déroulés. Le jeune homme, un peu marginal, écrit un roman sur une ancienne machine à écrire Underwood (qu’il a reçu pour son anniversaire de la part de son père) et le contraste temporel est flagrant lorsqu’on le voit aussi utiliser un ordinateur Apple (cf. fig.1 et 2).

Problématique et approche théorique

Ayant toutes les deux regardé Riverdale et après avoir émis quelques pistes de réflexion, nous nous sommes concentrées sur les nombreux anachronismes présents dans la série. Grâce à l’article de Stefano Baschiera et d’Elena Caoduro, nous avons pu nous pencher les significations, les buts et les effets de ces inexactitudes.

Nos recherches partent de l’hypothèse que « la série Riverdale possède un espace diégétique qu’il est difficile de situer à une époque précise, du aux nombreux anachronismes, et que cette relative indétermination a un effet sur la nostalgie produite sur les spectateurs ». Pour répondre à ces questions, nous allons nous focaliser sur les dispositifs technologiques qui sont utilisées par les personnages ainsi que sur les dispositifs techniques aperçus afin de valider l’hypothèse qu’il est difficile de déterminer précisément l’espace diégétique. Mais avant d’entamer notre analyse, nous avons défini quelques termes qui nous paraissent important de connaître pour comprendre la problématique.

D’abord les différences entre nostalgie et mélancolie. La définition de la nostalgie a beaucoup évolué, «en médecine et en psychologie, la nostalgie restera encore longtemps associée au mal du pays, les deux termes étant généralement utilisés comme des synonymes, au moins jusqu’au milieu du 20e siècle […] dans d’autres domaines, comme la littérature, la nostalgie sera de plus en plus considérée comme une expérience humaine normale, reliée au passé, et non une maladie, reliée à un lieu. »[1] Ensuite, une définition de la nostalgie contemporaine sera apportée par Deena Weinstein, la définissant comme « la nostalgie, à l’origine, était nostalgie d’un “Âge d’or” mythique, dont on pensait qu’il avait existé mais qu’il était perdu, et que la nostalgie des temps modernes avait pour objet un passé vécu mais impossible à retrouver, la nostalgie contemporaine est, elle, un produit médiatique dont le but est de simuler un passé qui a réellement existé, mais sous une forme dépersonnalisée, qui n’a jamais existé comme telle, et que ceux qui en ont la nostalgie n’ont pas vécu »[2].

En ce qui concerne la mélancolie, c’est « la figure d’une vie coupée en deux par “un avant et un après”, sans qu’il soit toujours possible d’en déterminer un événement déclenchant ou d’en donner une représentation, illustre souvent le sentiment d’indifférence et le comportement d’inhibition dans lesquels le sujet mélancolique s’est trouvé basculer. Et il ne reste plus du monde qu’une juxtaposition de situations et d’objets sans valeur particulière ; tout se vaut, et la réalité paraît s’être réduite progressivement à une surface plane sans plus de relief»[3]. Une autre définition plus historique nous est apportée par Olivier Douville dans son article Mélancolie Génie et folie en Occident, « La maladie mélancolique est, dès lors, cliniquement – ce dans le droit fil de la logique des quatre humeurs – une affection qui concerne tout sujet souffrant d’un excès ou d’un défaut se produisant au sein de l’harmonieux mélange des quatre humeurs, cet équilibre est censé présider à l’équilibre psychosomatique de l’espèce humaine. Ces quatre humeurs sont le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire (ou atrabile – au demeurant « bile noire » est l’origine étymologique de mélancolie)»[4].

D’autres termes nous paraissent important à définir. Dans un article de Stefano Baschiera et d’Elena Caoduro[5], ceux-ci déterminent différentes catégories/classifications dans lesquelles une production filmique peut se trouver. Premièrement le point principal de notre recherche, l’anachronisme au cinéma, « Films belonging to this category feature ‘old’ objects and technology that may show signs and indexes of their age or, at the opposite, appear as idealised and mint, preserved forever from usage and time decay. In anachronistic films pristine objects lean towards a more conservative and restorative form of longing for the past, whereas shabby items are concerned with the pensive reflection on historical time. Nonetheless, they all belong to characters who refuse ‘to surrender to the irreversibility of time’, as Boym would say».

Deuxièmement, le style vintage est un phénomène qui se développe de plus en plus avec pour but la récupération d’objets originaux, des modes passées. Stefano Baschiera et d’Elena Caoduro interprètent cela comme « a reaction to accelerated times and the impact of digital technologies and as a desire to overcome and cure our ‘homesickness’ for the past via media itself ».

Troisièmement, ils développent également le terme faux-vintage. Différent du style vintage, celui-ci se réfère, comme son nom l’indique, à tous types d’objets créés de toutes pièce pour ressembler à ceux du passé.

Et pour finir, le rétro qu’ils expliquent comme « Filmic products belonging to this category do not aim to reach a deliberate archaism by playing with the ontological status of the medium but instead, they fetishise the past through a particular attention to the profilmic with its props, costumes, and set design».

Méthodologie

Après avoir défini la problématique et les termes qui s’y rapportent, nous allons à présent exposer le dispositif méthodologique que nous avons mis en place qui permettra de nous procurer les réponses à nos questions.

Pour mener ce travail, nous allons nous concentrer sur l’épisode 1 de la première saison en analysant les 13 premières minutes avant le générique de début : “Riverdale”. Nous choisissons cette séquence car c’est le point de départ, la rencontre entre le spectateur et les différents personnages, les premières impressions et surtout les premiers indices qui concernent la nostalgie. L’analyse de ces premières minutes comprend les apparitions de voitures et les apparitions des terminaux technologiques (type smartphone, ordinateur portable …) ainsi que tout ce qui peut nous permettre de définir une époque avec précision.

Notre approche consiste à définir les quatre points d’entrée[6] de la nostalgie dans l’ objet médiatique, c’est-à-dire l’atmosphère et l’univers (1) ; les personnages (2) ; le récit en lui-même (3) et dans ce cas précis, nous pourrions envisager un quatrième point d’entrée qui porterait sur l’intertextualité et l’intericonicité (4). Cette théorie nous permet d’identifier et de comprendre quels sont les éléments qui induisent le doute chez les spectateurs sur l’époque mise en scène dans la série. C’est aussi grâce à ces points d’entrée que l’on pourra définir où sont les anachronismes et à quoi ils se réfèrent.

Analyse et résultats

A.    Nos 4 points d’entrée

1. L’atmosphère ,l’univers nostalgique

Dès les 13 premières minutes, le ton est donné. Vieilles voitures, déco de style sixties/seventies, plusieurs scènes transmettent au spectateur un sentiment de retour dans le passé. Les couleurs d’ambiance, rougeâtre et bleutées, ainsi que l’harmonie créée renvoie à une esthétique qui tend vers une certaine nostalgie(cf. fig.3 et 4).

2. Les personnages qui expriment un sentiment nostalgique et de mélancolie

La mort de Jason Blossom provoque énormément de nostalgie mais également un fort sentiment de mélancolie pour les acteurs de la série. Dans un premier temps, nous percevons cette mélancolie car la ville a subi un changement émotionnel important et les personnages en sont affectés directement. En effet, le meurtre du jeune Jason a été l’élément déclencheur de l’avant – après de cette petite ville, comme expliqué ci-dessus dans la théorie de Marie-Claude Lambotte. Ensuite, c’est un sentiment de nostalgie qui prend le dessus. Avant, la ville était paisible, sans histoire et tout y était mieux, mais depuis le décès de Jason, le quotidien n’est plus aussi enviable et tous les personnages semblent y être sensibles (cf. fig.5 et 6).

3. Le récit tend vers une certaine nostalgie

Jughead, qui fait partie des personnages principaux, est en train d’écrire un roman à propos de ce qu’il s’est passé dans sa ville. Ce qui est particulier c’est qu’il est à la fois narrateur et acteur de la série. Il relate les évènements de manière détaillée, un peu comme si quelques années plus tard, ce dernier ré-ouvrait son livre pour nous raconter les belles comme les terribles aventures et manigances qui se sont déroulées à Riverdale. Jughead possède une machine à écrire. Mais pourquoi n’écrit-il pas, alors, tout sur un ordinateur ? Selon les dires de Stefano Baschiera et d’Elena Caoduro «One could provocatively state that a character browsing a collection of vinyl records is more ‘cinematographic’ than one scrolling through a playlist on iTunes or Spotify. With several media objects now existing digitally and the new miniaturisation of technology there are fewer opportunities to organise the profilmic space using these elements of material culture which, working as synecdoche, can succinctly offer much information about the characters portrayed and the world they inhabit »[7] La machine à écrire permettrait donc de pouvoir comprendre le personnage qu’est Jughead et ses capacités littéraires. . (cf. fig.7)

4. Références intertextuelles et inter-iconiques

Comme nous l’avons souligné dans l’introduction, Riverdale est une adaptation des BD Archie Comics apparue pour la première fois dans les années 40. Depuis, la BD a évolué et continue à exister et à créer de nouvelles aventures avec Archie et ses amis.

Pour plaire aux attentes d’aujourd’hui, la série modifie quelques éléments, comme la personnalité de certains personnages. Par exemple, Mme Grundy se révèle être, dans la BD, un personnage beaucoup plus âgé aux cheveux grisonnants, alors que dans la série Riverdale, nous la retrouvons en tant que professeur de musique jeune et mystérieuse.

 

Riverdale dévoile également un parallélisme avec la série Twin Peaks avec une ambiance similaire et un synopsis quasi identique. Il existe également des similitudes en terme de mise en scène (panneau de bienvenue dans un décor campagnard) (cf. fig.10) (cf. fig.11).

 

Sans oublier l’actrice Mächden Amick, qui est présente dans les deux feuilletons (cf. fig.12)(cf. fig.13).

 

Luke Perry, un acteur de la série télévisée Beverly Hills 90210, est aussi présent dans le casting de Riverdale, il joue le père d’Archie (cf. fig.14)(cf. fig.15)et apparaît aussi dès le début.

 

Dans un autre registre, une scène d’amour qui se déroule dans les 13 premières minutes analysées, ressemble fortement à un moment, assez médiatisé et parodié, du film Titanic. En effet, il s’agit d’une main qui se plaque contre une vitre de voiture embuée. Même si le spectateur n’établit pas le lien entre la scène du film et celle de la série, l’ambiance induit un sentiment d’un amour passé qui s’est rompu. Titanic, une production cinématographique datant de 1997 et qui a eu un succès mondial, retrace aussi un événement tragique et assez mélancolique. (cf. fig.16)(cf. fig.17)

 

Pour finir, il y a un dernier rapprochement qui peut être fait avec le monde musical des années 1990 – 2000 avec le célèbre groupe des Destiny’s Childs (Beyoncé Knowles, Kelly Rowland et Michelle Williams) et le trio de Josie and the Pussicats, dans la série. Les deux trios de chanteuses se ressemblent tant dans leur musique, que dans leur style vestimentaire qui est coordonné (cf. fig.18) (cf. fig.19).

La série Riverdale propose donc différents niveaux de lecture avec des intrigues et un plaisir de reconnaissance[8] certain car « un lecteur qui se laisse emporter par le « retour du déjà connu » et qui reconnaisse dans les situations, les thèmes et les personnages proposés ceux qu’il aime, lesquels, donc, du fait qu’ils reviennent d’épisode en épisode ou d’ouvrage en ouvrage en tant qu’éléments « topiques », le gratifient ainsi du plaisir de l’attendu, tout en lui assurant une forme plaisante de divertissement et de consolation », en ce qui concerne ce quatrième point d’entrée.

B.      Une série jonchée d’anachronismes

Comme expliqué en amont, nous sommes dans une quasi impossibilité à définir l’époque dans laquelle la série se déroule. Nous notons des contradictions au niveau des objets et des décors. « Ce mélange de passé et de présent crée inévitablement un paradoxe, qui constitue un élément important du rétromarketing, contenu dans le principe d’antinomie (Brown, Kozinets et Sheny Jr., 2003b). Il s’agit d’un paradoxe insoluble entre deux désirs opposés, celui de bénéficier des avantages du progrès et de la technologie, et celui d’être rassuré par des produits qui rappellent le bon vieux temps où tout était plus simple »[9]. D’abord les moyens de locomotion, les jumeaux Cheryl et Jason Blossom se déplacent en Chevrolet Impala de 1961, tandis que Miss Grundy et Archie profite d’une Volkswagen Beetle classique pour vivre leur relation cachée. Les voitures de police, elles non plus, ne correspondent pas à notre époque actuelle, ou encore les voitures “figurantes” dans le plan d’ensemble montrant le Diner Pop’s par exemple. A contrario, dans d’autres scènes nous retrouvons des éléments plus contemporains comme un ordinateur portable, ou des smartphones. Par ailleurs, le look vestimentaire des personnages n’est pas similaire au look des années 50/60, caractérisée par des vêtements à imprimés colorés, par des robes arrivant à la hauteur du genou, mais bien similaire à notre garde-robe contemporaine. «Ce qui peut apparaître comme un compromis imposé par le marché constitue en fait l’essence  du rétromarketing, son intérêt principal. En mélangeant les qualités du passé avec celles du présent, les produits rétro offrent le meilleur des deux mondes (Brown, 2001a). Le passé offre la familiarité, l’authenticité, l’utopie, le communautarisme alors que le présent garantit la  fonctionnalité et les performances (Brown, 2001a ; Brown, Kozinets et Sherry Jr., 2003b)». A notre sens, le but de la série ne cherche donc pas à représenter de façon conforme une époque précise mais plutôt à produire une certaine esthétique. En effet, comme nous l’avons souligné, il existe, d’abord la présence d’anachronismes : des éléments faisant référence aux années 50, tout comme des éléments appartenant à l’époque de la réalisation de la série. Ensuite, nous pouvons qualifier la série de Vintage car celle-ci reprend des objets authentiques comme les voitures et la machine à écrire de Jughead.

Conclusion/Perspectives

Pour conclure, Riverdale est une série contrastée tant du point de vue de l’univers que dans le récit. De plus, elle peut s’adresser à plusieurs types de public grâce aux divers niveaux de lecture présents dans le scénario, la production et le casting et qui se caractérisent par des anachronismes. Il est donc intéressant d’interpréter ces différentes allusions au passé qui se cachent dans Riverdale et de pouvoir les associer à une certaine époque. De plus en ayant un casting d’acteurs intergénérationnels, il est aussi difficile de prédire le public réellement ciblé par Riverdale. Il semble logique que les adeptes de Luke Perry soient tenté de s’intéresser à cette série Netflix afin de suivre la carrière de ce dernier. Néanmoins pour les spectateurs qui sont dans l’incapacité de déceler les allusions au passé; le simple rôle des intrigues et de l’esthétique que propose Riverdale est plus que suffisant pour apprécier pleinement la série.

Comme la réalisation s’inspire de beaucoup d’éléments différents et de productions qui lui sont antérieures (comme suggère le réalisateur Roberto Aguirre-Sacasa dans son interview diffusée sur la chaîne Youtube : SYFY WIRE), cela laisse donc une grande place à l’imagination et aux possibilités de développement de la série. Les voitures anciennes sont un vecteur de nostalgie autant que le récit de Jughead touche la mélancolie dont la rédaction du roman est le remède. On pourrait dire que la nostalgie du rétro vintage se heurte à la mélancolie d’une petite ville qui a changé à cause d’un choc émotionnel car, d’un côté nous avons une mélancolie qui oppose un avant et un après teinté d’une tristesse et d’un regret de la vie d’avant. Tandis que la nostalgie du vintage se traduit par des objets authentiques qui appartiennent au passé et qui sont, eux, teinté de “plaisir de les revoir”.

Si ce travail devait se continuer, il serait intéressant d’analyser et de comparer ce qui change entre la série produite par Netflix et les bandes dessinées Archie Comics. En effet, nous avons pu mettre en lumière plusieurs incohérences (voulues ou pas). Par exemple, la transformation de Miss Grundy ou encore la ressemblance physique des personnages.

Bibliographie

Ouvrage :

  • Frédéric Pugnière-Saavedra, « Sarah Sepulchre, dir., Décoder les séries télévisées », Questions de communication [En ligne], 24 | 2013, mis en ligne le 01 février 2014, consulté le 12 mai 2018. URL : http://journals.openedition.org/questionsdecommunication/8823
  • Mathilde ARRIVÉ, « L’intelligence des images – l’intericonicité, enjeux et méthodes », E-rea [En ligne], 13.1 | 2015, mis en ligne le 15 décembre 2015, consulté le 05 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/erea/4620
  • GRAINGE Paul, «Monochrome memories : Nostalgia and style in 1990s America», BA, MA.
  • Enzo Traverso, Mélancolie de gauche (2016)

En ligne :

Document PDF :

 

[1] Damien Hallegatte (2013), Rétromarketing, document consulté le 12 mai, [document PDF], URL : https://archipel.uqam.ca/5505/1/D2430.pdf

[2] Deena Weinstein, « La nostalgie construite », Volume !, 11 : 1 | 2014, 19-36.

[3] Lambotte, Marie-Claude. « La mélancolie, névrose ou psychose ? La « déception essentielle » », Psychanalyse, vol. 16, no. 3, 2009, pp. 5-18.

[4] Douville, Olivier. « Mélancolie Génie et folie en Occident », Figures de la psychanalyse, vol. no 12, no. 2, 2005, pp. 205-211.

[5] necsus-ejms.org (2015), Retro, faux-vintage, and anachronism: When cinema looks back [en ligne]  disponible sur https://necsus-ejms.org/retro-faux-vintage-and-anachronism-when-cinema-looks-back/ consulté le 8 mai 2018

[6] Théorie expliquée par Monsieur Févry lors d’un cours

[7] Necsus-ejms.org (2015), Retro, faux-vintage, and anachronism: When cinema looks back [en ligne] disponible sur https://necsus-ejms.org/retro-faux-vintage-and-anachronism-when-cinema-looks-back/ consulté le 8 mai 2018

[8] Giuseppe Lovito, « Le « retour du déjà connu » et l’« idéologie de la consolation » dans les œuvres narratives sérielles étudiées par Umberto Eco », Cahiers de Narratologie [En ligne], 31 | 2016, mis en ligne le 22 décembre 2016, consulté le 05 juin 2018. URL : http://journals.openedition.org/narratologie/7562

[9]  Damien Hallegatte (2013), Rétromarketing, document consulté le 12 mai, [document PDF], URL : https://archipel.uqam.ca/5505/1/D2430.pdf

Annexes

Analyse détaillée des 13 premières minutes de l’épisode 1 de la première saison :

  • 00:12 : vue d’une rue de la ville de Riverdale, on y voit une voiture des années 70 qui roule tandis qu’à l’arrière plan, on peut observer des voitures des années 2000 qui sont garées.
  • 00:20 : on voit l’établissement “chez Pop’s” (type diner américain des années 60-70) avec une voiture datant de ces années là aussi qui passe au premier plan.
  • 00:24 : une vieille voiture qui passe.
  • 00:25 : l’apparition d’un tag “ MLJ comics – Toys Game”, (référence à l’origine de la série ?).
  • 00:35 : l’apparition du panneau de la ville de Riverdale “Welcome to Riverdale, the town with Pep !”, (style années 60 > référence à Twin Peaks).
  • 00:38 : une vieille voiture.
  • 01:42 : l’apparition du bateau de recherche de la police sur Sweetwater river (bateau type zodiac qui semble d’époque mais avec une technologie actuelle).
  • 01:57 : la première apparition d’Alice Cooper (référence à Twin Peaks).
  • 01:58 : la première apparition du narrateur Jughead.
  • 02:04 : un ordinateur Mac.
  • 02:27 : une voiture des années 90.
  • 04:16 : la première apparition d’Archie qui utilise un smartphone.
  • 06:41 : Véronica évoque “Truman Capote”, “Diamant sur canapé” et “De sang froid”.
  • 07:23 : la première apparition du père d’Archie, Fred Andrews (référence à Beverly Hills).
  • 08:49 : une voiture année 2000.
  • 09:38 : Betty dit que le Riverdale High fut ouvert en 1941.
  • 10:12 : l’allusion à HBO (concurrent, producteur de série).
  • 10:36 : l’allusion à Blue Jasmine
  • 10:49 : la première apparition de Josie and the Pusscats (référence à destiny childs)
  • 11:43 : l’allusion à Justin Timberlake.
  • 12:51 : Jughead avec un Macbook.
  • 13:13 : une vieille voiture coccinelle/2 chevaux.
  • 13:36 : l’allusion au film Titanic (référence à la scène d’amour dans la voiture).
  • 13:47 : le générique Riverdale en grosse lettres vintage.

 

 

 

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